L’année 2025 commence par une nouvelle surprenante dans l’écosystème Dota 2 avec l’annonce de la faillite d’Epulze, l’un des acteurs majeurs de la scène compétitive. Cette société suédoise, fondée en 2015, laisse derrière elle une dette colossale estimée à plus de 866 000 dollars, un montant qui pourrait même être sous-évalué selon plusieurs sources.
Un parcours semé d’embûches Epulze s’était notamment fait connaître en organisant des compétitions prestigieuses comme le Bali Major et le Lima Major 2023, ainsi qu’en gérant le circuit DPC (Dota Pro Circuit) dans la région sud-est asiatique. Cependant, les premiers signes de difficulté sont apparus dès mi-2023, avec des retards de paiement qui se sont multipliés.
La situation s’est considérablement détériorée fin 2024, lorsqu’un scandale a éclaté concernant des salaires et des factures impayés datant de la saison DPC 2023. Malgré ces difficultés financières, l’entreprise a continué d’organiser des tournois et même d’agir comme agence de talents, permettant le détachement de ses employés auprès d’autres structures, sans pour autant honorer ses obligations financières.
Une procédure complexe entre deux juridictions La faillite d’Epulze soulève des questions juridiques particulières en raison de sa double implantation. Si la procédure a été initiée en Suède, l’entreprise dispose également d’un studio en Malaisie. Les législations des deux pays exigent le règlement des créances avant toute dissolution, ce qui laisse planer une grande incertitude sur l’issue de cette affaire.
Cette faillite intervient dans un contexte particulier, alors que Valve a récemment décidé de mettre fin au DPC de Dota 2, bouleversant l’écosystème compétitif du jeu. Les créanciers d’Epulze comprennent un large éventail d’acteurs de la scène : équipes, joueurs, personnel technique et administratif, tous attendant désormais des réponses sur le remboursement de leurs créances.
Ce dépôt de bilan marque ainsi la fin d’un acteur historique de la scène Dota 2, laissant un vide dans l’organisation des compétitions et de nombreuses questions en suspens sur l’avenir des tournois majeurs dans la région.

