Dans une démarche historique et symbolique, l’équipe de France de Rocket League s’est installée au prestigieux centre d’entraînement de Clairefontaine pour préparer la Coupe du Monde de la discipline, qui débute aujourd’hui à Riyad. Cette initiative innovante de la FFF illustre l’ambition française dans cette compétition inédite.
La sélection tricolore, composée des joueurs d’élite Vatira, Zen et M0nkeyM00n, a pu profiter pendant trois jours des installations mythiques qui ont accueilli les plus grandes légendes du football français. Une expérience unique où les ordinateurs ont remplacé les crampons dans le salon Aimé-Jacquet, symbole de l’évolution des temps.
Sous la houlette de Victor « Ferra » Francal, coach reconnu de la Karmine Corp promu sélectionneur national, cette dream team française fait figure d’épouvantail dans un tournoi réunissant 16 nations. « La France possède certainement les trois meilleurs joueurs mondiaux » affirme Vatira, illustrant la confiance d’une équipe consciente de son potentiel mais déterminée à le confirmer sur la scène internationale.
François Vasseur, directeur marketing de la FFF, souligne l’importance du cadre offert par Clairefontaine : « C’est un véritable cocon qui permet aux joueurs de se concentrer pleinement sur leur préparation, à l’image de toutes nos sélections nationales. » Cette approche professionnelle, combinée au talent exceptionnel des joueurs, place naturellement la France parmi les grands favoris, même si des nations comme l’Arabie Saoudite ou le Maroc pourraient créer la surprise.
Le double champion du monde M0nkeyM00n affiche ses ambitions : « Représenter la France apporte une motivation supplémentaire. Cette nouvelle compétition est l’occasion d’enrichir encore notre palmarès. » Une performance de choix à Riyad pourrait d’ailleurs ouvrir la voie vers les Jeux Olympiques de l’esport de 2025, où Rocket League devrait figurer au programme.
Cette préparation unique, bien que courte, témoigne de l’engagement croissant des institutions traditionnelles du sport dans l’esport. La présence de ces champions dans l’antre du football français marque un tournant symbolique fort, confirmant la légitimité grandissante des compétitions électroniques au plus haut niveau.

