Riot Games fait face à une tempête juridique suite à des révélations troublantes liées à un scandale de cryptomonnaie en partenariat avec FTX, une plateforme d’échange aujourd’hui disparue. Le reportage récent de The Esports Advocate a levé le voile sur des poursuites judiciaires engagées depuis le 7 mars contre Riot Games et la LCS, l’éminente ligue nord-américaine de League of Legends. Ces dernières sont accusées d’avoir activement participé à une arnaque de cryptomonnaie via leur association avec FTX.
En 2021, un partenariat avait été formé entre Riot Games et FTX, octroyant à cette dernière le titre de sponsor principal des LCS. Évaluée à 40 millions de dollars sur sept ans, cette collaboration comprenait le parrainage du prix du « Joueur ayant le plus progressé » et les segments « FTX Gold » durant les diffusions en direct.
Les documents de la cour révèlent que Riot Games est impliqué dans l’effondrement de FTX Trading LTD, FTX US, et Alameda Research (collectivement désignés sous le nom de Groupe FTX), en « soutenant, facilitant et/ou prenant part directement à l’escroquerie globale de plusieurs milliards de dollars orchestrée par le Groupe FTX », par le biais de la promotion, de l’offre ou de la vente de produits financiers non réglementés comme les comptes de rendement FTX et les jetons de cryptomonnaie FTX. Malgré l’ampleur financière du partenariat, Riot Games, comme d’autres collaborateurs de FTX, n’aurait perçu qu’une portion minime de la somme convenue. La quantité précise remise par FTX avant son effondrement reste indéterminée, plongeant l’affaire dans une obscurité accrue, comme le met en avant The Esports Advocate. L’effondrement officiel de la plateforme de cryptomonnaie, basée aux Bahamas, en novembre 2022, a laissé derrière lui un flot de questions et d’accusations.
Le litige semble s’orienter vers un procès, les plaignants invoquant des infractions aux lois contre la fraude boursière, la concurrence déloyale et les pratiques commerciales mensongères, ainsi qu’une participation à une conspiration civile. Leur requête, détaillée dans un dossier de 158 pages, cherche à obtenir l’autorisation pour une action de groupe et demande un procès devant un jury. Ils réclament des dommages-intérêts directs et compensatoires, la restitution des profits engendrés par le partenariat frauduleux, des dommages statutaires, exemplaires, en plus du remboursement des frais légaux.

